À retenir
Le dimensionnement se fait dans cet ordre : (1) cadre réglementaire + objectif, (2) découpage en cantons (réservoirs de fumées), (3) choix des écrans/hauteur de couche, (4) calcul des surfaces d’extraction (SUI/SUE) + amenées d’air, (5) implantation, (6) scénarios/commande + essais. Les notions de canton et écran de cantonnement sont centrales (définition identique dans plusieurs référentiels).
1) Les entrées nécessaires
Avant de parler “m² d’exutoires”, il faut figer :
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Type de bâtiment / activité / risque (public, travail, stockage, etc.)
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Géométrie : surface, longueur, hauteur(s), toiture (pente, sheds), obstacles (ponts roulants, réseaux)
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Stratégie : désenfumage naturel (DENFC) ou mécanique, et objectifs (évacuation, intervention, protection des biens)
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Commande : déclenchement (détection/DM), zones, scénarios, retours d’état.
Repère utile : l’INRS rappelle les définitions et le lien entre DENFC et la norme NF EN 12101-2.
2) Définir les cantons
Définition
Un canton de désenfumage est un volume “réservoir” délimité (plancher ↔ toiture/plafond) par des écrans de cantonnement qui limitent la propagation latérale des fumées.
Quand découper en cantons ?
Plusieurs sources reprennent une logique simple : au-delà de certains grands volumes, on découpe pour limiter la taille du réservoir de fumées. Par exemple, on retrouve l’idée de locaux > 2 000 m² ou > 60 m à découper en cantons, avec longueur max 60 m et superficie max 1 600 m² (valeurs souvent données dans l’IT 246 et reprises dans des documents INRS, avec nuances selon contexte).
Bon réflexe terrain
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Faire des cantons aussi “équilibrés” que possible (facilite l’implantation, la commande, les essais).
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Utiliser la configuration de toiture quand elle joue déjà le rôle de barrière (sheds, poutres, etc.), sinon prévoir des écrans dédiés.
3) Choisir la couche de fumées et la hauteur des écrans
Le cantonnement sert à garantir une couche de fumées stable en partie haute (réservoir) et une zone basse plus “tenable”.
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Plus l’écran est efficace, plus tu limites l’écoulement latéral et tu améliores l’efficacité du désenfumage (INRS).
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Les écrans/barrières de fumées sont des produits (ou éléments constructifs) qui se réfèrent à la norme EN 12101-1 côté exigences produit.
👉 Méthode pratique : tu fixes une logique de “réservoir” par canton (où doit se stocker la fumée), tu identifies les obstacles qui cassent la stratification, puis tu choisis où placer les écrans pour rendre le réservoir stable et testable.
4) Calculer le besoin : extraction + amenées d’air
A) Extraction naturelle : la notion de “surface utile”
Pour le désenfumage naturel, on raisonne en surface utile d’évacuation (SUI/SUE selon les textes). Un repère très utilisé :
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Si la surface du local ≤ 1 000 m² : SUI = 1/200 de la superficie (projection horizontale).
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Si la surface > 1 000 m² : calcul par canton via les tableaux/règles (ex. IT 246, taux α selon classe/hauteur/épaisseur de fumée).
L’INRS récapitule aussi des notions pratiques (SGI, SUI) et des seuils/minimums dans ses fiches de synthèse.
B) Amenées d’air : indispensables
Les textes insistent sur la logique suivante : les amenées d’air doivent être situées en zone supposée libre de fumées et réparties pour assurer un balayage satisfaisant ; et la surface d’amenée d’air est dimensionnée en cohérence avec les évacuations de fumées (IT 246).
👉 Règle simple de conception : pas de scénario d’ouverture sans “air qui entre” (sinon efficacité réelle très variable).
5) Implantation : où placer exutoires et amenées d’air
Exutoires / DENFC
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Dans le bon canton (pas “de l’autre côté” d’un écran).
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Répartition qui évite les “zones mortes” : mieux vaut une distribution qu’un regroupement extrême.
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Favoriser les points où la fumée s’accumule naturellement (parties hautes / proximité faîtage selon toiture).
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Éviter les implantations perturbées par des obstacles majeurs (poutres profondes, réseaux denses) qui piègent la fumée en poches.
Amenées d’air
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Situées en zone “tenable” prévue (hors réservoir de fumées).
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Réparties pour créer un flux vers la zone d’extraction (balayage), sans court-circuit direct “air → exutoire”.
6) Relier le dimensionnement au scénario
Un bon dimensionnement devient “réel” quand il est :
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Zoné : canton ↔ zone de désenfumage ↔ liste d’ouvrants (IDs)
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Commandable : déclencheur clair (DM/détection), logique de scénario
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Prouvable : retours d’état + PV d’essais (au moins scénarios critiques).
Les définitions de zones (Z.F., Z.S., etc.) et la structuration par zones sont décrites dans les documents autour des référentiels SSI (NF S 61-931/932), même si l’applicabilité dépend de ton cadre projet.
7) Livrables recommandés
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Plan cantons + écrans (avec dimensions, hauteurs, obstacles)
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Tableau par canton : surface, hauteur de référence, SUI/SUE calculée, nombre/typologie d’exutoires, implantations
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Tableau amenées d’air : localisation, surfaces, justification
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Schéma de scénario (simple) + repérage IDs
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PV d’essais (scénarios) + registre.



